lundi 7 décembre 2015

Nihon no kaeri 日本の帰り

Devant la porte de la maison, le coeur battant mais vaillant, j'appuie sur la sonnette. Malgré les voitures garées sous le porche de la maison, personne ne me répond. Bizarre. Avec leurs horaires inversés, ils sont peut être en train de dormir. J'utilise alors la clé qui m'a précédemment été confiée à cet effet. J'ouvre. Aucun bruit. À taton, je pénètre dans cette chère maison où tant d'agréables souvenirs m'ont été donnés de vivre.

Une fois devant la porte fermée du salon, je jette un oeil. La télé est allumée et Kazuya est en train tranquillement de la regarder. Je le dérange pour lui dire bonjour. Surpris dans un premier temps, la joie s'ensuit rapidement et vient éclairer son visage. Il me demande comment je vais, puis veut me dire mille choses à la fois. Ça me touche beaucoup. Puis comme s'il venait réellement de réaliser que j'étais là, il me prend dans ses bras et me sert fort, avec cette tendresse de parent qui ne peut se feindre.

Le grand désordre règne dans la maison et je sens la gêne de mon hôte. J'anticipe et le rassure, j'ai déjà vu pire. Il s'inquiète de savoir si je vais rester. Ce n'est pas mon intention. Quel plaisir retirerais-je d'une maison si vide, sans joie, sans vie, sans échange, chacun tellement débordé avec ses propres problèmes. J'y avais connu l'amour et l'espoir, aujourd'hui, il n'en reste plus que de tristes ruines. Des souvenirs qui s'envolent comme des feuilles mortes sous le vent.

Seul nous reste le plaisir de la discussion, qui m'est, je dois l'avouer, fort agréable. À ceci nous passons un long moment, et voyant qu'on n'arrivera pas à épuiser les sujets de conversation, Kazuya me conduit à la gare. Malheureusement, comme il se trompe de station, je serai obligé de faire plusieurs changements. Mais peu m'importe tellement ce paysage si familier qui se déroule sous mes yeux me mène inexorablement vers ce bonheur que ravive les endroits connus aux souvenirs heureux. Plus on se rapproche de l'île de Shikoku, plus j'ai l'impression de rentrer chez moi. Je sens l'excitation se soulever de tout mon ventre, jusqu'à mes lèvres. Je souris béatement.

Puis c'est l'arrivée. Un coup de fil à Shoji, mon papa de coeur. J'entends à sa voix sa surprise et sa joie à la fois. Il me dit d'aller l'attendre à la maison. J'y retrouve Hotaru, le chien, qui ne sait cacher son plaisir de me revoir. Enfin les retrouvailles. Moment à la fois merveilleux et intense.
Cela fait une bonne heure que la discussion bat son plein, lorsque les jeunes filles qui habitent la maison voisine viennent taper à la vitre. Elles ouvrent de grands yeux en me voyant. Que de surprises, décidément.

Ensemble, nous apprenons les lettres latines, on fait des fractions, on joue. Jusqu'à l'heure du repas, à laquelle Shoji nous a préparé un de ces délicieux repas dont lui seul à le secret. Le dîner terminé, les enfants rentrent chez eux et nous en profitons pour aller aux bains. Cet endroit si particulier, si spécial à mes yeux. Je savoure ce moment tant attendu comme si c'était le dernier.
En sortant, on se prend une bonne glace à la patate douce. Ma favorite. Ça y'est, je suis vraiment de ...

Retour au Japon.

Okayama jou 岡山城

Arrivée à Okayama en douceur. Le climat semble plus clément ici, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages et qu'une petite brise fébrile rappelle l'arrivée de l'hiver. Je suis venu une dizaine de fois dans cette ville que sans particulièrement apprécier, j'affectionne du fait qu'une personne importante à mes yeux y habite. Et pourtant, je n'ai jamais vu ni ce château, ni ce parc qui sont à cette cité ce que la tour Eiffel et le Louvre sont à Paris.

Il faut donc de ce pas que je répare l'affront tant qu'il en est encore temps. D'ailleurs, ça tombe bien, je suis à deux petits kilomètres seulement de mes cibles qui, comme pour me faciliter la tâche, ont eu la bonne idée de venir s'établir d'être l'une à côté de l'autre. L'immense parc à ce défaut de la plupart des monuments publics, c'est qu'il est payant. Et ce n'est pas tant le prix dérisoire qui me décourage, c'est l'envie qui n'est juste pas à la hauteur du prix. Je manque de temps et de compagnie pour que l'achat se justifie. Alors je me rabat sur le château, qui contrairement à son voisin, à le mérite d'être gratuit.

Je le regarde ainsi sous tous les angles. Et force m'est d'admirer ce bâtiment noir aux courbes affriolantes et aux dorures étincelantes qui semble m'attirer comme un aimant attire le fer qui l'approche de trop près. De ce que j'en lis, sa couleur noire si particulière, à l'opposé de la traditionnelle blancheur des châteaux japonais, lui vaut le surnom de "corbeau". Ce qui lui va à ravir car à ce moment même, des corbeaux vont et viennent sur les tuiles et se fondre dessus par la même occasion, tels d'habiles caméléons.

Tandis que les bordures des toits recourbés, tout vêtus d'une fine couche d'or contraste avec le reste et amplifie le ressenti du noir, tout en amenant une certaine clarté. Un jeu d'ombre et de lumière du plus bel effet.
La promenade bien que courte, me permet de photographier des yeux chaque côté du majestueux bâtiment. D'autant plus que dans ses jardins, l'automne affiche ses plus belles feuilles, dont les célèbres "momiji" font assurément partie des plus jolies, avec leur rouge écarlate reconnaissable entre mille.

À partir de ce charmant spectacle, il ne me reste plus qu'à retrouver le chemin de chez mon ami, ce qui, sans plan, s'avère risqué. Mais quelques détours plus tard, je finis par y arriver. Les retrouvailles ? La suite au prochain article...

Le château d'Okayama.

Sayonara Okinawa さよなら沖縄

Sans revenir sur mes problèmes avec Opodo, cet ami qui me loue son parapluie que lorsqu'il fait beau. J'ai dû me racheter un billet d'avion et de bus. Sans leur aide, je m'en suis mieux tiré et à moindre frais. Tout s'est bien passé cette fois. J'ai donc pris mon avion, en plein début de typhon, comme nous le disions dans le précédent article.

Pour arriver du terminal jusqu'à l'avion, ce fut déjà un combat contre les éléments. Des hôtesses nous distribuent à chacun des parapluies, condition sine qua none pour ne pas arriver dans un piteux état, sachant que le trajet à l'extérieur est d'une centaine de mètres à peine. Avant de partir, les deux courageux bonshommes qui guident l'avion nous font un coucou d'au revoir de la main. Autant par gentillesse, que pour nous souhaiter bon courage. Il va nous en falloir.

Car à peine le décollage effectué sur cette piste détrempée, la carlingue de l'appareil commence à secouer dans tous les sens. On se serait cru dans un manège à sensation. Entre les cris d'enfants paniqués, les visages des hôtesses ayant changé leur sourire pour une moue inquiète et les annonces du pilote priant de ne surtout pas détacher sa ceinture, il y a de quoi se faire du soucis.
D'autant plus que je suis côté hublot et que je peux voir tout ce qui se déroule dehors. La vue dépasse pas 10 mètres, on est dans une sorte de brouillard très épais. Si les pilotes devaient se diriger à l'oeil, je ne donnerais pas cher de notre paru. Sous mes yeux, seules les ailes, semblables à celles des oiseaux, gigotent dans tous les sens en tentant de nous maintenir en l'air.

À tel point que je me demande jusqu'où peuvent-elle se plier avant de rompre. Pensée un peu funeste, je vous l'accorde, mais en communion avec toutes celles des autres passagers, cramponnés à leur siège de peur que si ce dernier rempart se met aussi à bouger, ce sera vraiment la fin. Ainsi nous passons la première heure de ce qui sembla une éternité, avant qu'enfin, le ciel se dégage et laisse place au bleu immaculé et au cercle doré du paradis. On est au dessus de la mer de nuages, qui s'étendant jusqu'à l'infini, semble être une nouvelle terre. Au même moment, le signal permettant d'enlever sa ceinture se fait entendre. Soulagement unanime, nous sommes sauvés.

La fin du voyage se passe comme si de rien n'était. Calme et sereine. Atterrissage à Narita, dans le froid et le vent. Je suis passé de 25 à 10 degrés en l'espace de 2 heures. Drôle de sensation. Le nez s'en plaint en coulant, sa seule façon d'exprimer son mécontentement, le bout des doigts perd tout son sang et passe du rose au violet, tandis que le reste du corps de raidit et tremble de cet agitement qu'aurait pu lui avoir inspiré l'avion au sommet des turbulences.
Je prends vite le bus jusqu'à Tokyo, puis le métro jusqu'à Disneyland.

Un monde de rêve s'ouvre sous mes yeux. Tout clignote, tout brille, tout résonne. Des chansons de Noël, des gens souriants et heureux, des images pleins les yeux. Ce lieu magique respire la féerie de Noël et j'en viens presque à oublier un instant le froid qui circule dans mon corps, tant la chaleur du lieu semble réchauffer mon coeur. À n'en pas douter, tel un enfant, j'ai envie d'aller d'où tous les autres sortent avec cette joie si pure, si vraie, qu'elle eût pu faire croire que le monde merveilleux,  à cet instant déterminé, en cet endroit précis, n'avait plus aucun problème.

Seulement, je quittais prestement l'appel de ses sirènes pour retourner dans le froid de l'attente de mon bus. Cette nuit, il doit m'emmener de Tokyo à Okayama, pour un prix défiant toute concurrence et me faisant passer une nuit qu'autrement l'extérieur m'aurait rendu plus que difficile. Demain matin, je serai presque arrivé à la maison.

Au revoir Okinawa.

Flo @ pafu-pafu.fr

mardi 1 décembre 2015

Okinawa mou ippaku 沖縄もう一泊

À force de jouer avec le feu, on finit par se brûler.

Ceux qui me suivent depuis un moment le savent sûrement, les autres l'ignorent sans doute, en ce qui concernent les situations in-extrémis, je suis devenu un habitué, voir presque un expert. Marcher sur le fil du rasoir, contrôler le stress, ne pas savoir si j'aurais mon avion et pourrais finalement partir, ça me connaît.

Tout à commencé la première année avec le vol retour de Fukuoka, le typhon et la voiture miracle qui m'a fait parcourir plus de 500km en une journée, sans quoi impossible de rejoindre la ville à temps. Puis le premier passeport perdu, à quelques jours du départ et sa réfection en moins de temps qu'il ne faut pour le dire que pour le faire. S'est succédé le rapatriement depuis Sapporo dans un avion dont la place m'a gracieusement été offerte par un moine adorable. Pour finir par le renouvellement du passeport qui a pris plus de temps que prévu et le vol, surbooké, qui a été avancé d'un jour sans être déclaré à la compagnie.
Enfin, quand je dis "pour finir", j'aurais plutôt dû vous dire "pour continuer", car ce genre de malédiction, loin de s'arrêter, perdure avec le temps et n'a fi de l'âge ou du caractère prudent que son doux bénéficiaire pourrait acquérir.

Ainsi, j'arrive après plus de 2 heures de marche, sereinement, c'est à dire en avance, à l'aéroport malgré une petite pointe d'appréhension : un pressentiment dans doute. Premier imprévu, impossible de trouver mon vol. Heureusement que l'aéroport n'est pas grand, je visite d'autant plus vite les 3 étages qui le composent. En haut, une hôtesse très polie me dit de changer de terminal en prenant un bus. Je parcours donc le chemin en sens inverse jusqu'à l'arrêt de bus. Il arrive, je monte, il me dépose quelques kilomètres plus loin : je suis toujours dans les temps. Premier contretemps.

Je fais la lente et longue queue pour faire passer mes bagages dans un détecteur à rayons X. Question de sécurité. Quand j'en vois enfin le bout, la dame qui fait passer les sacs et valises sur le tapis me demande mon ticket. Je n'en ai pas. Elle me montre du doigt une machine et me fait signe de dégager. Je remonte la file en sens inverse, me précipite à la machine. Celle-ci me demande un QR code ou un code à 6 chiffres. Je n'ai ni l'un ni l'autre. Opodo, mon agence de voyage ne m'a rien fourni d'autre. Deuxième contretemps.

Un tantinet agité, je refais la queue pour passer mon bagage. Celle-ci a largement diminué heureusement. La dame me voyant pas à l'aise avec la situation et n'ayant pas envie de discuter plus longuement me laisser finalement passer. J'arrive jusqu'aux hôtesses qui enregistrent les bagages. Je leur explique la situation, elles recherchent dans leur fichiers. La première hôtesse appelle une seconde à la rescousse. Pendant ce temps, le temps défile. Elle essaie en vain pendant un moment pour finalement me dire : je ne vous trouve pas dans les réservations. Encore ! Tant pis, j'offre d'acheter un nouveau billet quite à régler le problème plus tard, car à midi ici, il est 4h du matin en France. Et à cette heure là, je vous le donne en mille, Opodo, ils font dodo ! Troisième contretemps.

L'hôtesse me trouve donc une place sur le vol et me donne le prix : 13370¥, presque 100 euros. La question n'est pas de savoir si je peux payer par carte car ce type de paiement, tellement simple et efficace, est encore peu développé ici, mais plutôt si j'ai assez de monnaie sur moi pour régler. Dans ma chance, j'avais trouvé un billet de 10000¥ avant de partir, voilà qui va probablement pouvoir me sauver. Avec j'ai un autre billet de 1000¥. Me manque plus que 2000¥ et des broutilles. Bien sûr, dans ce hangar désaffecté, loin du terminal principal, ni distributeur ni bureau de change. Alors je compte sur la sympathie des gens pour m'échanger des euros contre des yens. Personne ne veut, à ma grande surprise, me donner un coup de pouce. Je reviens donc au guichet, désespéré. L'hôtesse m'annonce qu'elle ferme, signe que c'est fini. Dernier contretemps.

Et là, miracle ! Vous n'y croyiez plus ? Et bien moi non plus !
Une charmante dame me propose gentiment de m'aider à acheter le billet. Je suis sauvé.
Ou presque.
L'hôtesse indique à sa montre que c'est l'heure et qu'elle vient juste de fermer. En France, les hôtesses avaient été patientes jusqu'au dernier moment, quitte à dépasser. Mais au Japon, l'heure, c'est l'heure. À la minute près.
S'en suit alors une argumentation intense entre les deux femmes. Celle qui n'avait pas daigné m'aider quelques minutes auparavant, se faisait maintenant une cause de mon cas, qu'elle se mit à défendre bec et ongle. Mais le conflit tourna court et l'hôtesse conserva jusqu'au bout sa détermination.
Les deux s'excusent auprès de moi, l'une pour son manque de vitesse de réaction, l'autre pour sa ponctualité exacerbée. Voilà comment j'ai raté mon avion et sa correspondance.

Pour les plus curieux qui voudraient savoir le fin mot de l'histoire, je vais vous le donner. Opodo n'a pas réussi à valider la confirmation et a donc annuler le billet sans oser me prévenir. Ils vont donc opérer un remboursement moins 32 euros de frais de dossier. C'est la taxe, non négociable, pour avoir échoué dans leur boulot : m'acheter un billet d'avion. Quant à ma correspondance, la compagnie me propose de me rembourser la moitié du billet, comme convenu dans leur politique tarifaire. Enfin, j'ai prévenu la famille que j'aurai un jour de retard et je vais donc passer une autre nuit à Okinawa. Non pas au château que j'affectionne, il est à 17km de l'aéroport. Mais en pleine ville. Pour la deuxième nuit. Et pour agrémenter le tout, il y'a un début de typhon. Je vais tenter de garder le sourire.

PS : cela fait quelques voyages que je fais avec Opodo. Quand tout va bien, j'ai eu des billets pas chers et très simples à réserver. Quand tout va mal, j'ai dû appeler des numéros, non surtaxés heureusement, mais qui mettent en attente, raccrochent au nez, transfèrent l'appel, alors même que ce sont des situations d'urgence. Les frais de dossiers restent importants pour quelque chose qu'on peut facilement faire soi-même, et un service après vente qui n'est à mon avis pas à la hauteur. Quand j'étais en Inde, une amie m'a donné un excellent conseil, que je vous transmets à mon tour : utilisez Opodo pour la recherche puis effectuez vous même l'achat. En cas de problème, vous pourrez le régler sans soucis directement au comptoir du tour opérateur. Passez-vous donc de cet intermédiaire coûteux et à l'efficacité douteuse !

Une nuit de plus à Okinawa.

Mensoure Okinawa めんそーれ沖縄

Okinawa, comme j'ai essayé de le décrire avec le plus de fidélité possible, ce n'est pas seulement qu'une plage de sable blanc, des coraux aux bruits cristallins et une eau bleue turquoise le jour, transparente la nuit.
Alors pour vous dépeindre un peu mieux le paysage et ce que j'y ai vraiment découvert, je vous prie de rester avec moi pour ce qui va suivre.

On y cultive principalement la canne à sucre, mais aussi plein d'autres fruits exotiques : mangue, goyave, noix de coco. La spécialité, ce sont les soba, des nouilles à base de sarrasin. Et je confirme, ce sont les meilleurs que j'ai jamais mangé. La nature est omniprésente, de part des arbres magnifiques, des serpents dangereux, et des moustiques collants. À ce point que je dirait que les couleurs de l'île sont le vert et le bleu. Du haut d'une colline, on peut voir très loin car il n'y a presque pas de montagnes.
Les maisons ont toutes sur leur toit des cuves pour stocker l'eau. Et il y'a une sorte de métro monorail qui circule au dessus de la route, allant de l'aéroport au château. C'est le seul transport ferroviaire de l'île.

Concernant la population, les gens sont particulièrement gentils et souriants, sans atteindre le top qui reste à mes yeux Shikoku. Certains locaux sont vraiment très bronzés, un peu comme des thaïlandais.
Ils sont très influencés par la culture américaine, même si le nombre d'étrangers vivant sur l'île recule. Ainsi, il y'a souvent des tags et autres graffitis sur les murs, des terrains de basket partout et des gens qui crachent par terre, choses jamais vues autre part au Japon. Ils sont aussi très sportifs : les plus vieux marchent, les moins vieux courent ou font du vélo, les plus jeunes jouent au basket ou au tennis. D'où probablement le secret de leur longévité.

À Okinawa, j'ai entendu un dialecte complètement différent du japonais. Même pas un patois, une autre langue complètement. Heureusement, le japonais domine. Pendant onze jours, une douce chaleur malgré quelques nuages et petites pluies, ce qui me fait dire que l'hiver est très agréable ici. Et l'été, pas pire que chez nous, à ce que les locaux m'ont dit. De plus, comme il y'a peu de villes, cela reste une île principalement campagnarde et donc avec aucun crime.
Il y fait donc bon vivre.

Bienvenue à Okinawa.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...