
Shanghai aura pour moi bien commencé, mal tourné, avant de bien se terminé. Moment mémorables pour le nouvel an fêté dans un restaurant d'art magnifique et authentique, puis terminé dans un bar karaoké dans lequel tout le monde voulait trinquer avec nous. Ils nous ont même laissé pousser la chansonnette, c'était d'enfer. Un accueil très chaleureux, et pour une fois, dépourvu d'arnaque.
Autre moment agréables dans les parcs, dont un parcouru en voiturette à pédalé sous la neige, et dans la ville traditionnelle, bondée de monde et de vendeurs de Rolex.
La ville en elle-même est très jolie, surtout de nuit, mais cela reste qu'une façade. De nombreuses rues sont remplies de magasins de luxe, lumineuses et très classes, tandis que juste à côté, on peut trouver des rues très sombres et un peu effrayantes.
Globalement, les rues sont très propres car beaucoup d'employés municipaux les nettoient en permanence, et qu'on trouve partout des poubelles à disposition. Autres points positifs, il y'a beaucoup de distributeurs de banques qui acceptent toutes les cartes de crédit, et les prises sont comme des adaptateurs : on peut y brancher des appareils venant du Japon, États-Unis et France (voir d'autres pays).
Les feux tricolore sont aussi au top, il y'a un compte à rebours pour savoir qui peut passer quand, dans combien de temps. Par contre, les voitures forcent tout le temps le passage : ils sont les plus forts, ils ont la priorité, alors que des bandes blanches au sol indiquent qu'ils devraient s'arrêter. Idem dans le métro, où malgré la signalisation au sol, les gens se poussent pour rentrer au plus vite et avoir une place assise, tandis qu'il est difficile de sortir : il faut jouer des coudes.
Malheureusement, Shanghai est une ville ultra polluée, malgré les nombreux vélos, et la quasi totalité des scooters qui sont électriques. Comme leur politique économique est principalement basée sur la construction immobilière, plein de gratte-ciels sont en construction et génère une importante poussière. Personnellement, j'avais du mal à bien respirer, mais j'imagine que je suis un peu sensible de ce côté là. Même si, une fois de retour au Japon, une émission montrait des chinois portant un masque blanc noirci par la pollution.
Là bas, j'avais l'impression qu'il y'avait un brouillard permanent, le soleil jamais vraiment dévoilé, les buildings pas si loin qu'on peine à voir, pas d'étoiles visible la nuit.
Malgré tout, j'ai adoré toutes les lumières qu'ils rajoutent à leur bâtiments. Ça donne un peu de vie à toute cette modernité que, je dois avouer, je n'apprécie pas vraiment.
Il est rare de trouver quelqu'un parlant anglais, et les seuls mots que j'ai retenu furent bonjour et merci. Point. Le reste se faisait avec les gestes et en montrant du doigt. Dans les petits magasins, obligé de négocier. Souvent les prix ne sont pas bien affichés, et la vue du touriste fait tourner les yeux aux commerçants. Ça se fait donc à la calculette et au bluff. Parfois ça marche, d'autres fois moins.
Le pire exemple : après être allé dans un restaurant délicieux, le patron a voulu nous arnaquer lorsqu'on y est revenu. Bizarre.
Malgré tout, le coût de la vie est assez abordable. Pour donner une idée, un bon repas au restaurant coûte 2€, un bon hôtel, 7€ par nuit par personne, le métro à 50cts et le bus à 25cts. Par contre, tout ce qui est extra coûte aussi cher qu'en France : vêtements, pâtisseries/gâteaux, café/thé, fruits/légumes.
Après la visites de quelques parcs très agréables et de différents quartiers de la ville, nous avions fait le tour. Nous avons alors mis les voiles pour Suzhou, à une soixantaine de kilomètres de là, qui bien que très moderne également, paraissait plus accessible. Il était ainsi possible de flâner dans des petites rues agréables et visiter des temples et jardins le long des nombreux canaux rappelant Venise. Tendance asiatique.
De belles façades, mais un envers du décor triste et fade.
C'est un peu ce que je retiendrais comme maxime pour mon périple dans l'Empire du milieu. Très tape à l'œil, mais sans réel charme. Sûrement, j'aurais dû me promener plus loin, et ne pas me cantonner à la mégalopole et ses alentours, mais c'était hors de ma portée pour cette fois. Dommage.
La vacances en Chine.